Publié le 1 avril 2021 Mis à jour le 23 avril 2021

L’extinction des espèces en danger entrainera une réorganisation globale du rôle des autres espèces

Les plantes et les animaux présentent une large gamme de caractéristiques fonctionnelles et morphologiques, incluant de larges variations en taille, poids, capacités de reproduction, de locomotion ou de ressources alimentaires.

Dans le contexte actuel de déclin global de la biodiversité, il est primordial de déterminer dans quelle mesure l’extinction des espèces en danger modifiera les caractéristiques fonctionnelles des plantes comme des animaux. Dans une étude publiée dans la revue Science Advances le 26 mars 2021, un consortium international de chercheurs, impliquant notamment des scientifiques du laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB – CNRS/Université Toulouse III Paul Sabatier/IRD), montre que l’extinction des espèces considérées « en danger » par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) modifierait significativement la gamme des fonctions assurées par les plantes, les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles et les poissons d’eau douce à l’échelle du globe. Ces modifications dues majoritairement à l’extinction de grandes espèces à durée de vie longue et à faible fécondité pourraient altérer le rôle que jouent ces organismes dans le fonctionnement des écosystèmes. (...)
 

 

Le changement climatique exacerbe la perte de biodiversité

Un nombre considérable d'objectifs de biodiversité post-2020 existants et proposés par les organisations internationales risque d'être gravement compromis du fait du changement climatique, même si d'autres barrières, telles que l'exploitation des habitats, sont supprimées. Telles sont les conclusions d'une étude à laquelle a notamment contribué un chercheur toulousain du laboratoire Évolution et diversité biologique (EDB - CNRS, Université Toulouse III - Paul Sabatier, IRD). Selon leurs analyses publiées dans PNAS, le réchauffement climatique accélère la perte de biodiversité alors qu’à l’inverse, les mesures de protection de la biodiversité pourraient atténuer les impacts du changement climatique.
Les auteurs suggèrent que des approches flexibles de la conservation permettraient des réponses dynamiques aux effets du changement climatique sur les habitats et les espèces. (...)